Sylvie Orsini - Romans
Bonjour !
Je remercie sincèrement toutes celles et ceux qui, après la lecture de mes romans, prennent le temps de me faire part de leurs impressions.
J’apprécie ces marques d’intérêts qui encouragent et fortifient la « jeune auteure » que je suis. Je réponds toujours à ces courriels, lettres ou messages téléphoniques ; même si je le fais parfois avec un peu de retard. Comme vous pouvez l’imaginer, il y a toujours l’appréhension tapie derrière l’auteur après la naissance d’un ouvrage. Alors, s’il vous plaît, n’hésitez pas à me faire part de vos commentaires quels qu’ils soient.
Bien cordialement,
Sylvie Orsini
Ouvrages & extraits
Une brouette fatiguée rêve d’une autre vie. Prête à tout pour changer, elle finira par découvrir que l’on peut évoluer sans cesser d’être soi… et qu’il existe peut-être une manière inattendue de trouver sa place dans le monde.
Cana de Galilée, l’’an 29 de notre ère. Condamné par la maladie, le jeune et riche Thaddeus, n’a de cesse de s’interroger durant toute la noce, au sujet de cet étranger l’épiant du regard comme s’il voulait deviner ses pensées et qui ose enfin l’approcher pour lui adresser des paroles tout aussi pleines d’espoir qu’énigmatiques. Mais dès lors que ce vin excellent qu’il vient de boire semble miraculeusement le soulager de ses maux, Thaddeus finira par oublier aussitôt cette rencontre. Il songera également à approvisionner l’une de ses gourdes de ce précieux liquide afin d’en emporter à Magdala.
Ce n’est qu’après un énième virage que Nadejda aperçut, érigé entre les arbres, le panneau indiquant en grandes lettres brunes cernées d’or, le nom du Domaine.
Elle tourna la tête en direction de son chauffeur, les yeux ronds, affichant un air interdit.
Devinant sa pensée, Rodolphe sourit et précisa :
– Pour ce beau rouge du Valinco, l’un des vins des plus réputés de la région, vous conviendrez que l’appellation : « U Capaccione fiuritu » n’était pas assez évocatrice de sa robe de velours, qui titille le palais et glisse dans la gorge en distillant toute la douceur et les arômes d’un cépage né près de la mer…
Le ton narquois de son père était blessant mais elle ravala sa salive tentant de ne pas laisser transparaître son soudain désarroi. – Et où comptes-tu aller, dis-nous ?
Elle avait lancé cette phrase en l’air comme ça, plus pour fermer le clapet à son père que par conviction, sans vraiment mesurer la portée de ses mots, mais, comme si c’était un signe du destin, au même moment, défilaient, sur l’écran télé, des images de rêve, hautes en couleurs, celles d’une destination touristique, accompagnées de chants envoûtants. C’est alors qu’elle se souvint des paroles d’Olga “… construis ton propre univers, plus serein, plus coloré…”
En rouvrant les yeux, il eut soudain l’impression de se retrouver dans un tout autre monde, au paysage terne, presque lunaire, où la palette des couleurs, délavée, avait viré subitement au gris.
Cependant, à un endroit des plus inattendus, proche du sommet de la tour en ruine, subsistait une petite touche colorée qui attira immédiatement son attention. …
Covent Garden tenait son nom du jardin d’un ancien couvent : l’Abbaye de Westminster, depuis longtemps disparue ; il s’agissait d’un véritable chef-d’œuvre architectural devenu, au siècle dernier, un marché couvert ; ces superbes halles aux structures en fonte avaient été conservées et abritaient maintenant toutes sortes de boutiques, restaurants et cafés. Gens chics du quartier et touristes branchés affluaient vers ses bars fabuleux, ses élégants petits restaurants et ses magasins tendance. Ils étaient friands des événements culturels qui s’y produisaient et les initiés étaient incités à y revenir encore et encore.
À une bonne encablure du port, la pilotine paraît s’accrocher comme une sangsue à la coque du navire dont les puissants moteurs frémissent à peine. Quelques volutes noirâtres s’élèvent des grandes cheminées, dispersées lentement par la brise de terre. La « bête » ouvre alors son ventre,…À une bonne encablure du port, la pilotine paraît s’accrocher comme une sangsue à la coque du navire dont les puissants moteurs frémissent à peine. Quelques volutes noirâtres s’élèvent des grandes cheminées, dispersées lentement par la brise de terre. La « bête » ouvre alors son ventre,…
Jacques, désemparé, ne savait plus trop où aller dans cette ville qu’il connaissait pourtant bien. Il avait le sentiment d’être perdu. Il fallait cependant reprendre le chemin de la maison. Sylvain attendait certainement son retour avec anxiété…



